{"id":15583,"date":"2021-03-18T11:41:00","date_gmt":"2021-03-18T10:41:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.esafrica.es\/?p=15583"},"modified":"2025-09-18T10:42:07","modified_gmt":"2025-09-18T09:42:07","slug":"senegal-une-affaire-de-viol-qui-vire-a-la-crise-socio-politiqu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.esafrica.es\/en\/politica-geopolitica\/senegal-une-affaire-de-viol-qui-vire-a-la-crise-socio-politiqu\/","title":{"rendered":"S\u00e9n\u00e9gal\u202f: Une affaire de viol qui vire \u00e0 la crise socio-politique"},"content":{"rendered":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Pour l\u2019heure, l\u2019opposant est toujours poursuivi pour viols et menaces de mort, m\u00eame si dans l\u2019opinion publique la th\u00e8se du complot politique semble largement admise.<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9part, il s\u2019agissait d\u2019une&nbsp;de ces&nbsp;histoires&nbsp;qui occupent&nbsp;les pages de faits divers. Malgr\u00e9 la gravit\u00e9 de&nbsp;l\u2019affaire&nbsp;(viols r\u00e9p\u00e9t\u00e9s et menaces de mort), elle aurait seulement \u00e9t\u00e9 un des nombreux sujets quotidiens qui alimentent les discussions vite oubli\u00e9es des&nbsp;grand-places. Sauf que dans l\u2019histoire, le nom d\u2019un homme politique est cit\u00e9. Il est m\u00eame l\u2019un des protagonistes, l\u2019un des deux principaux acteurs. Son nom\u202f? Ousmane&nbsp;Sonko, d\u00e9put\u00e9, arriv\u00e9 troisi\u00e8me \u00e0 la derni\u00e8re pr\u00e9sidentielle de 2019 au S\u00e9n\u00e9gal accus\u00e9 de viols et menaces de mort par une employ\u00e9e d\u2019un salon de massage de Dakar.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Coup de tonnerre\u202f! La nouvelle se r\u00e9pand rapidement comme une train\u00e9e. La pr\u00e9sum\u00e9e victime,&nbsp;Adji&nbsp;Sarr, 20 ans, masseuse dans le&nbsp;salon&nbsp;\u00ab\u202fSweet&nbsp;beaut\u00e9\u202f\u00bb, a m\u00eame d\u00e9pos\u00e9 une plainte en date du 2 f\u00e9vrier, \u00e0 la Section de recherches de gendarmerie de&nbsp;Colobane, dans la capitale s\u00e9n\u00e9galaise.&nbsp;Mais l\u2019affaire est n\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e que le 5 f\u00e9vrier par la presse.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ag\u00e9&nbsp;de 47 ans, l\u2019accus\u00e9 est le chef du parti d\u2019opposition Patriotes du&nbsp;s\u00e9n\u00e9gal&nbsp;pour le travail, l\u2019\u00e9thique et la fraternit\u00e9 (Pastef). Ousmane&nbsp;Sonko&nbsp;est un opposant irr\u00e9ductible et farouche au pr\u00e9sident&nbsp;Macky&nbsp;Sall, qui effectue son deuxi\u00e8me et dernier mandat selon la Constitution s\u00e9n\u00e9galaise. Cette affaire de deuxi\u00e8me et dernier mandat ou pas constitue en toile de fonds une question qui oppose&nbsp;Sonko&nbsp;et la grande partie de l\u2019opinion publique s\u00e9n\u00e9galaise \u00e0&nbsp;Sall, qui fait dans le clair-obscur s\u2019agissant d\u2019une intention qui lui est pr\u00eat\u00e9e de vouloir se pr\u00e9senter au-del\u00e0 des deux mandats autoris\u00e9s par la Constitution s\u00e9n\u00e9galaise.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi,&nbsp;le pouvoir tient l\u00e0 une bonne occasion d\u2019en finir d\u00e9finitivement avec&nbsp;Ousmane&nbsp;Sonko,&nbsp;ce trublion radical, qui emp\u00eache de le pouvoir de dormir de ces deux oreilles. Le bureau du procureur de la R\u00e9publique,&nbsp;Serigne&nbsp;Bassirou&nbsp;Gu\u00e8ye, se met en branle d\u00e8s le&nbsp;lendemain de la plainte, le 3 f\u00e9vrier. L\u2019homme n\u2019a pas bonne presse aupr\u00e8s de l\u2019opinion,&nbsp;qui le voit comme le bras arm\u00e9 du pouvoir.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Sur sa page Facebook, le leader des \u00ab\u202fPatriotes\u202f\u00bb rassure ses<em>&nbsp;<\/em><em>\u00ab chers amis, militants et sympathisants\u202f\u00bb<\/em>, qu\u2019il n\u2019a&nbsp;<em>\u00ab\u202frien \u00e0 voir avec ces mensonges crapuleux.\u202f\u00bb<\/em>&nbsp;S\u2019en suit une conf\u00e9rence retransmise par certaines chaines de t\u00e9l\u00e9, dans laquelle il admet s\u2019\u00eatre rendu plusieurs fois dans ce salon pour soulager un mal de dos. Il annonce dans la foul\u00e9e qu\u2019il ne d\u00e9f\u00e8rera pas \u00e0 la gendarmerie. Et lorsque la mar\u00e9chauss\u00e9e vient lui d\u00e9livrer la convocation, ses partisans venus en masse \u00e0 son domicile se frottent violemment \u00e0 elle, occasionnant des d\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riels consid\u00e9rables.&nbsp;Dans d\u2019autres villes s\u00e9n\u00e9galaises de l\u2019int\u00e9rieur (Louga, Bignona, etc.), des manifestations sont&nbsp;\u00e9glament&nbsp;not\u00e9es. En Europe, notamment en France, les partisans de&nbsp;Sonko&nbsp;ne sont pas en reste. Ils manifestent devant les repr\u00e9sentations consulaires \u00e0 Paris, Lyon ou encore Marseille.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Comme motif au non-d\u00e9f\u00e8rement&nbsp;\u00e0 la convocation de la gendarmerie,&nbsp;Sonko&nbsp;\u00e9voque qu\u2019il le ne fera pas sans que son immunit\u00e9 parlementaire ne soit lev\u00e9e. Aussit\u00f4t dit, aussit\u00f4t fait.&nbsp;En quelques jours, l\u2019Assembl\u00e9e nationale se r\u00e9unit&nbsp;apr\u00e8s une requ\u00eate introduite par le ministre de la Justice&nbsp;Malick&nbsp;Sall&nbsp;aupr\u00e8s du pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, Moustapha, alli\u00e9 de premier du chef de l\u2019Etat.&nbsp;Une commission ad hoc est mise sur pied. Sans surprise,&nbsp;les d\u00e9put\u00e9s de la majorit\u00e9 votent la lev\u00e9e de l\u2019immunit\u00e9 parlementaire d\u2019Ousmane&nbsp;Sonko&nbsp;dans une s\u00e9ance \u00e0 huis clos d\u00e9cri\u00e9e par la presse et les d\u00e9fenseurs du droit \u00e0 l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information des citoyens, tandis qu\u2019un imposant dispositif s\u00e9curitaire est mis en place autour de l\u2019Assembl\u00e9e nationale.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab\u202fMachination politique\u202f\u00bb<\/em><\/strong>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le 25 f\u00e9vrier 2021, celui-ci tient un point presse afin d\u2019informer qu\u2019il r\u00e9pondra finalement \u00e0 la convocation du juge qui veut l\u2019entendre sur cette affaire de viol. Pour autant tient-il \u00e0 r\u00e9gler des comptes et alerter l\u2019opinion nationale et internationale sur ce qu\u2019il appelle un complot ourdi par le pr\u00e9sident&nbsp;Macky&nbsp;Sall&nbsp;lui-m\u00eame avec l\u2019implication de ses ministres de la Justice et de l\u2019Int\u00e9rieur.&nbsp;<em>\u00ab\u202fQuand il&nbsp;<\/em>(Macky&nbsp;Sall)<em>&nbsp;lance une sale entreprise de liquidation d\u2019un adversaire politique, rien ne&nbsp;l\u2019arr\u00eate, si ce n\u2019est le rapport de force politique et sociale\u201c,&nbsp;<\/em>insiste&nbsp;Ousmane&nbsp;Sonko, face \u00e0 la presse.&nbsp;Dans la foul\u00e9e, il lance un appel \u00e0 la r\u00e9sistance qui, rappelle-t-il, est inscrit dans&nbsp;la Constitution&nbsp;s\u00e9n\u00e9galaise.&nbsp;<em>\u00ab\u202fDans notre Constitution est inscrit le droit\u202f de r\u00e9sister \u00e0 l\u2019oppression. Parce que la nature humaine c\u2019est de r\u00e9sister \u00e0 l\u2019oppression, quand elle s\u2019exerce contre vous\u202f\u00bb<\/em>,&nbsp;soulignant au passage qu\u2019il&nbsp;\u00e9voque ce droit \u00e0 titre individuel.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>A partir de ce moment, il est apparu clairement que le principal opposant \u00e0&nbsp;Macky&nbsp;entend mener un combat politique, qui faut-il le rappeler a d\u00e9marr\u00e9 par une&nbsp;affare&nbsp;de&nbsp;meours&nbsp;dont une fille de 20 ans l\u2019accuse.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Selon Ousmane&nbsp;Sonko, cette accusation fallacieuse n\u2019est qu\u2019une \u00e9tape d\u2019un plan de liquidation politique qui doit \u00eatre parachev\u00e9 par ce qu\u2019il appelle le&nbsp;<em>\u00ab\u202ftriangle des Bermudes\u202fdes sales besognes de l\u2019Executif\u202f\u00bb<\/em>, \u00e0 savoir le procureur de la R\u00e9publique&nbsp;Serigne&nbsp;Bassirou&nbsp;Gu\u00e8ye, le&nbsp;doyen des juges Samba&nbsp;Sall&nbsp;et&nbsp;&nbsp;le juge d\u2019instruction charg\u00e9 de l\u2019affaire&nbsp;de viols r\u00e9p\u00e9t\u00e9s et menaces de mort, Mamadou&nbsp;Seck,&nbsp;qu\u2019il a qualifi\u00e9 lors de ce point presse de&nbsp;<em>\u00ab faible et non ind\u00e9pendant\u00bb<\/em>. Pour rappel, le&nbsp;\u202ftriangle des Bermudes\u202fest une zone g\u00e9ographique\u202fde&nbsp;l\u2019oc\u00e9an Atlantique&nbsp;qui&nbsp;aurait \u00e9t\u00e9, selon&nbsp;la l\u00e9gende, le th\u00e9\u00e2tre d\u2019un grand nombre de disparitions&nbsp;de navires et d\u2019a\u00e9ronefs.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Ousmane&nbsp;Sonko, cette histoire de viols que la presse a appelle\u202f\u00ab\u202fAffaire&nbsp;Sweet&nbsp;Beaut\u00e9\u202f\u00bb ou \u00ab\u202fAffaire&nbsp;Adji&nbsp;Sarr&nbsp;\u2013 Ousmane&nbsp;Sonko\u202f\u00bb n\u2019est qu\u2019un&nbsp;traquenard&nbsp;pour faire dispara\u00eetre un opposant trop g\u00eanant.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019opinion, nombreux sont les S\u00e9n\u00e9galais qui pensent comme le leader de&nbsp;Pastef. Pas parce que l\u2019homme se pr\u00e9sente comme un parangon de vertu, un homme pieux aux yeux de ses proches. Pas plus que cet ancien inspecteur des Imp\u00f4ts radi\u00e9 de l\u2019administration pour soustraction \u00e0 son devoir de r\u00e9serve, a fait sa notori\u00e9t\u00e9 sur une politique de la \u00ab\u202fmain propre\u202f\u00bb, mais parce que l\u2019histoire politique s\u00e9n\u00e9galaise r\u00e9cente montre comment le pr\u00e9sident&nbsp;Macky&nbsp;Sall&nbsp;a r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9carter en 2019, deux candidats d\u00e9clar\u00e9s&nbsp; \u00e0 la pr\u00e9sidentielle qui a vu sa r\u00e9\u00e9lection\u202f: Karim Wade et Khalifa&nbsp;Sall. Tous deux ont \u00e9t\u00e9 accus\u00e9s de d\u00e9tournements de fonds par e pouvoir. Le premier lorsqu\u2019il \u00e9tait&nbsp;ministre sous le mandat de son p\u00e8re Abdoulaye Wade, le second dans l\u2019exercice de son mandat de maire de Dakar, la capitale s\u00e9n\u00e9galaise. Aux yeux des observateurs politiques, le proc\u00e9d\u00e9 semble \u00e9cul\u00e9\u202f: on brandit une affaire de malversations et la justice fait le reste, c\u2019est-\u00e0-dire condamner l\u2019opposant de telle sorte qu\u2019il ne pourra pas se pr\u00e9senter face au pr\u00e9sident&nbsp;Macky&nbsp;Sall&nbsp;dans\u2026trois ans.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y a jamais deux sans trois, dit un adage populaire.&nbsp;Apr\u00e8s Karim Wade&nbsp;du Parti d\u00e9mocratique s\u00e9n\u00e9galais, condamn\u00e9 \u00e0 six ans de prison en 2016 pour enrichissement illicite et d\u00e9sormais exil\u00e9 au Qatar et Khalifa&nbsp;Sall,&nbsp;ex-maire&nbsp;de Dakar graci\u00e9 de sa peine pour d\u00e9tournements de fonds publics,&nbsp;mais&nbsp;tous deux&nbsp;in\u00e9ligibles, Ousmane&nbsp;Sonko&nbsp;\u00e9tait-il destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre ce troisi\u00e8me supplici\u00e9, via ce qu\u2019il a qualifi\u00e9 de machination du pouvoir\u202f?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le pays s\u2019embrase<\/strong>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le 3 mars dernier, le d\u00e9put\u00e9, principale figure de l\u2019opposition,&nbsp;est convoqu\u00e9 par le juge d\u2019instruction pour r\u00e9pondre de l\u2019accusation de viols. C\u2019est ce jour fatidique que tout le S\u00e9n\u00e9gal va basculer cinq jours durant dans une s\u00e9rie d\u2019\u00e9meutes violentes. En effet, alors qu\u2019il se rendait \u00e0 la convocation, accompagn\u00e9 par une foule nombreuse de militants et de sympathisants, qu\u2019Ousmane&nbsp;Sonko&nbsp;est arr\u00eat\u00e9 par les forces de d\u00e9fense et de s\u00e9curit\u00e9, sur instruction du pr\u00e9fet de Dakar. Ce dernier accusant l\u2019opposant d\u2019avoir sciemment choisi un chemin pour drainer du monde sur son passage et retarder son rendez-vous avec le juge qui \u00e9tait fix\u00e9 \u00e0 9 heures ce matin-l\u00e0.&nbsp; Cette arrestation pour&nbsp;<em>\u00ab\u202ftroubles \u00e0 l\u2019ordre public\u202f\u00bb<\/em>, en direct sur les r\u00e9seaux sociaux, a \u00e9t\u00e9 la goutte d\u2019eau qui a fait d\u00e9border le vase. Et Dakar de renouer avec des affrontements violents entre forces de l\u2019ordre et manifestants. Aussit\u00f4t, les villes de l\u2019int\u00e9rieur entrent dans la danse. Bignona, Louga, Saint-Louis, bient\u00f4t c\u2019est tout le pays qui s\u2019embrase dans des \u00e9meutes qu\u2019on avait plus vues&nbsp;au S\u00e9n\u00e9gal depuis une d\u00e9cennie.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le bilan est lourd\u202f: 13 personnes tu\u00e9es et plus de 600 bless\u00e9s, selon la Croix-Rouge s\u00e9n\u00e9galaise\u202f; des enseignes fran\u00e7aises de grande distribution, des stations d\u2019essence, des commerces&nbsp;sont saccag\u00e9es et pill\u00e9es.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Suffisant pour que des voix s\u2019\u00e9l\u00e8vent pour mettre le chef de l\u2019Etat&nbsp;devant ses responsabilit\u00e9s&nbsp;dans cette crise devenue politique et sociale. Au-del\u00e0 de l\u2019affaire&nbsp;Adji&nbsp;Sarr-Ousmane&nbsp;Sonko, les analystes&nbsp;ont interpell\u00e9&nbsp;l\u2019Etat&nbsp;sur les frustrations sociales longtemps \u00e9touff\u00e9es des populations. Plus d\u2019une centaine de professeurs des universit\u00e9s s\u00e9n\u00e9galaises ont, dans un manifeste, point\u00e9 du doigt une crise de l\u2019\u00e9tat de droit&nbsp;et de la justice&nbsp;qui s\u2019est instill\u00e9e depuis l\u2019accession au pouvoir de&nbsp;Macky&nbsp;Sall.&nbsp; Des intellectuels, journalistes et artistes ont relev\u00e9 les atteintes aux droits fondamentaux et aux libert\u00e9s publiques consacr\u00e9s par la Constitution. Autant d\u2019observations qui ont fait le lit de la col\u00e8re populaire et des manifestations meurtri\u00e8res.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, le calme est revenu apr\u00e8s la lev\u00e9e de la garde-\u00e0-vue d\u2019Ousmane&nbsp;Sonko&nbsp;et son placement sous contr\u00f4le judiciaire et un discours d\u2019apaisement du chef de l\u2019Etat, qui a affirm\u00e9 avoir&nbsp; compris le message que les jeunes lui ont adress\u00e9s \u00e0 travers les manifestations.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, beaucoup de militants de&nbsp;Sonko,&nbsp;notamment&nbsp;l\u2019administrateur&nbsp;de&nbsp;son parti,&nbsp;ainsi que&nbsp;des activistes sont toujours retenus en d\u00e9tention&nbsp;et d\u2019autres arrestations sont en cours. Ce que d\u00e9noncent les associations s\u00e9n\u00e9galaises des droits humains.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour l\u2019heure, l\u2019opposant est toujours poursuivi pour viols et menaces de mort, m\u00eame si dans l\u2019opinion publique la th\u00e8se du complot politique semble largement admise.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><em>Amadou Ba est dipl\u00f4m\u00e9 du CESTI (Centre d\u2019Etudes en Sciences et Techniques de l\u2019Information) de l\u2019Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar. Il est \u00e9galement chercheur et formateur de journalistes s\u00e9n\u00e9galais en m\u00e9dias et communication. Avec plus de 10 ans d\u2019exp\u00e9rience professionnelle dans la presse s\u00e9n\u00e9galaise, il a notamment travaill\u00e9 pour le magazine d\u2019information g\u00e9n\u00e9rale de Dakar, Nouvel Horizon, Le Journal de l\u2019\u00e9conomie s\u00e9n\u00e9galaise (Lejecos.com) et Ouest TV.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour l\u2019heure, l\u2019opposant est toujours poursuivi pour viols et menaces de mort, m\u00eame si dans l\u2019opinion publique la th\u00e8se du complot politique semble largement admise. Au d\u00e9part, il s\u2019agissait d\u2019une&nbsp;de ces&nbsp;histoires&nbsp;qui occupent&nbsp;les pages de faits divers. 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