Addis Abeba, Nairobi, Dar es Salam ou Lagos, des villes africaines qui luttent contre le changement climatique

Addis Abeba, Nairobi, Dar es Salam ou Lagos, des villes africaines qui luttent contre le changement climatique

Par Matilde Latorre On estime que la population actuelle du Lagos, la cité la plus grande du Nigérie, est aujourd’hui de 21 millions de personnes et qu’elle va grossir à 32 millions vers 2050. On estime aussi qu’Addis Abeba, la capitale de l’Étiopie, et Nairobi, la capitale du Kenya, vont tripler leurs populations actuelles dans 30 années. C’est comme si Madrid absorbait tous les résidents de sa communauté et ceux qui habitent aux communautés de Castille et Léon, Castille-La Manche et Estrémadure aussi.

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Cependant, les conséquences de cette évolution vers des mégapoles s’unissent aux défis que le continent relève à la suite du changement climatique. De la sécheresse, des inondations et de la famine ont ravagé leurs écosystèmes dans la dernière décennie entraînant des plus en plus migrations climatiques vers les villes. Cela implique que son organisation soit de plus en plus complexe. Par conséquent, on se pose des importants défis environnementaux, sociaux et de la santé qui doivent être abordés.

La lutte contre la pollution

L'Afrique fait des pas de géant en matière de durabilité dans le but d'atténuer l'urgence climatique. Image: Gerd Altmann à Pixabay

Les métropoles africaines agrandissent exponentiellement leurs populations chaque année, entraînant une augmentation de la pollution. Le trafic provoque des embouteillages sans fin à Nairobi et Lagos, et le 47% des émissions de CO2 à Addis Abeba. Le 56% des émissions des gaz à effet de serre de l'Afrique du Sud sont produites seulement à Johannesburg et 10 000 tonnes métriques par jour sont génerées à Lagos. Mais ces cités sont prêtes à réduire ses émissions et se sont inscrites -avec nombreux d'autres- à C40 Cities Climate Leadership Group. Son objectif commun est de construire un avenir durable. Pour cela ils misent sur la consommation responsable, la mobilité soutenable et l'adaptation de ses infrastructures.

Les projets élaborés par les différentes métropoles cherchent à accomplir leurs objectifs, des fois en même temps.

Par exemple, le Sénegal est l'un des pays africains les plus affectés par le changement climatique du fait de la progression du désert du Sahara. En raison de l’absence des denrées alimentaires, nombreuses personnes appauvries se déplacent à la capitale pour trouver un avenir mieux. Certaines conséquences auxquelles les nouvelles populations font face sont la manque de sécurité alimentaire et de la sécheresse constante. Pour y faire face, Dakar -en coopération avec la FAO- a organisé des petits jardins ou vergers où on recycle des vieux outils avec lesquels on renforce l'agriculture et une alimentation saine.

Pour sa part, à Lagos, avec l'aide des entreprises privées, on a renforcé la gestion des déchets. Et cela a permis une mejeure implication de tous les secteurs de la cité. On fait des campagnes aussi à Johannesbourg pour que des citoyens volontairs aillent ramasser des déchets des rues et sensibiliser, de cette façon, sur la durabilité et l'environnement. La cité sud-africaine compte avec un Cadre Stratégique sur le Changement Climatique avec lequel, depuis 2006, on essaie que la cité travaille unie pour réduire les émissions du carbone.

Les cités de Kamapala (Uganda), Dar es Salam (Tanzania) et Durban (Afrique du Sud) ont développé depuis 2016 le Climate-Smart. C'est un programme qui a permis que tous les projets implémentés depuis comptent avec des mesures pour la protection de l'environnement, parce que jusque-là on tenait en compte seulement les coûts et la disponibilité des sols.

L'eau

La Banque Africaine de Développement,le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et GRID-Arendal ont publié l' L'Atlas de l'assainissement et des eaux usées de l'Afrique., un outil pour comparer et promouvoir le progrès de l'Afrique vers les Objectifs du Développement Durable sur assainissement sécurisé et management des eaux usées. L'Atlas vise à aider les responsables politiques à accélerer le changement et l'investissement dans le secteur.

Á la suite des quatres années de coopération, l'Atlas évalue le progrès et souligne les opportunités dans lesquelles l'investissement en assainissement et gestion des eaux usées peut améliorer la santé et stimuler la croissance économique. La publication inclue des cartes, des graphiques et des profils de tous les pays africains, y compris des analyses de ses ressources de l'eau et l'allocation des services essentiels. Elle explore aussi les liens entre l'assainissement et les eaux usées et la santé des ecosystèmes et la santé humaine, et étudie les cadres et approches de l'économie circulaire qui peuvent conduire aux meilleures infrastructures et systèmes.

La pandémie de la COVID-19 a accentué la nécessité déjà existent de l'amélioration des infrastructures des eaux et d'assainissement de l'Afrique. Les Gouvernements africains sont encouragés à incorporer des programmes de l'assainissement et d'eaux usées dans leur planification stratégique.

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Une valeur mondiale

Toutefois, les principales mesures appliquées aux cités contre le changement climatique se concentrent sur la mobilité durable. Des places comme Nairobi ont transformé l'Avenue Luthuli dans une voie à sens unique. Elles cherchent ainsi d'éviter les grandes congestions et de promouvoir les formes de mobilité non motorisée, avec des rails et passerelles pour des vélos et piétons. Cependant, par ailleurs, l'investissement dans des infrastructures du transport aussi vise à des alternatives durables: des bus, des chemins de fer et du métro léger déjà parcourent plusieurs villes. Ces projets de transport public durable, du management des déchets et des plans pour l'atténuation des émissions du charbon sont un modèle, non seulement pour un continent face à un avenir incertain, mais pour tous les pays qui cherchent d'adapter ses métropoles au soin de l'environnement. L'Afrique fait des pas de géant en matière de durabilité dans le but d'atténuer l'urgence climatique.

Article écrit par Matilde Latorre de Silva, journaliste et coordinatrice internationale de Our hearts for Africans.

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